LOUIS DUPONT

Défaillances d’entreprises (T32025) : Le guide stratégique pour sécuriser votre CODIR face à la crise

Publié le 11/02/2026

Le rapport Altares du 3ème trimestre 2025 vient de tomber : 14 371 procédures ont été ouvertes, un record historique pour une période estivale.

Vous observez une fragilité inédite chez les PME de 10 à 19 salariés (+13,2 %) tandis que les ETI de plus de 100 salariés menacent 10 000 emplois à elles seules.Cet article détaille les zones de rupture identifiées par l’étude et démontre comment le management de transition apporte l’opérationnalité immédiate nécessaire pour éviter la liquidation judiciaire.

Sommaire

Radiographie des défaillances : Pourquoi le T3 2025 marque un tournant

 Avec une hausse de 5,2 % des procédures, le T3 2025 confirme que le reflux espéré n’a pas eu lieu, la faute à un mois de septembre critique. Le management de transition intervient comme un bouclier en restructurant le passif avant que la cessation de paiements ne devienne inéluctable.

Le problème ? Si les très grandes structures semblent se stabiliser, le « milieu de marché » (PME de 10 à 50 salariés) subit un effet ciseau dévastateur. L’étude révèle que les liquidations judiciaires directes représentent encore 71 % des jugements. Plus l’intervention d’un expert est précoce (en phase de sauvegarde), plus les chances de survie augmentent.

Tableau de bord : Analyse précise des zones de rupture

L’étude Altares met en lumière des disparités sectorielles et géographiques majeures qu’un Cabinet de Management de Transition doit savoir adresser :

IndicateursDonnée cléRisque pour le CODIRLevier du Manager de Transition
Industrie manufacturière+ 17,2%Chute des marges et obsolescence industrielleDirecteur de Transition :  Plan de continuation et optimisation supply-chain.
Services aux entreprises + 8,9% Dépendance aux donneurs d’ordres fragiles.Expert Transformation : Pivot stratégique et sécurisation des revenus.
Région Auvergne-Rhône-Alpes+ 14,3%Bassin industriel en surchauffe financière.Interim Manager Local : Redressement opérationnel de proximité.
PME (10-19 salariés)+ 13,2% Faiblesse de la gouvernance financière.CFO de Transition : Gestion cash-burn et renégociation bancaire.

L’urgence managériale face au mur du BFR

La tension sur les délais de paiement et la fin des soutiens publics créent une urgence managériale sur le poste client. Le manager de transition financier restaure la liquidité en optimisant le besoin en fonds de roulement (BFR) sous 30 jours. Mais ce n’est pas tout. L’étude montre que 46 entreprises de plus de 100 salariés ont défailli ce trimestre. Le problème ? Un CODIR en place est souvent paralysé par le poids historique des décisions passées.

Le manager de transition, lui, arrive avec une neutralité politique totale. Il tranche dans le vif, sans affect, pour protéger l’actif social.

Pourquoi l’expertise externe bat le recrutement classique en crise

Un recrutement de DRH ou de CFO prend 6 à 9 mois, délai incompatible avec un redressement judiciaire. Un cabinet de management de transition mobilise un leader sur-dimensionné en 72h pour délivrer un ROI immédiat.

Voici pourquoi la transition est votre meilleure option :

  • Opérationnalité immédiate : Pas de courbe d’apprentissage, le manager a déjà vécu 10 crises similaires.
  • Culture du résultat : La mission est cadrée par des KPIs de survie et de retournement.
  • Maîtrise juridique : Expertise des procédures (Sauvegarde, Redressement, Conciliation) pour rassurer le Tribunal.

Business Case : Sauvetage d’une ETI en région Nouvelle-Aquitaine (+14% de hausse)

Contexte : Une entreprise de services B2B subit une défaillance de ses principaux clients, entraînant une crise de liquidité majeure au T3 2025.

Solution : Intervention d’un Directeur de Transition spécialisé en Restructuration.

Résultats :

  • Audit flash : Identification des lignes de coûts non-essentielles en 15 jours.
  • Négociation : Obtention d’un moratoire sur les dettes fiscales et sociales (URSSAF).
  • ROI : Rétablissement d’une trésorerie positive permettant d’éviter la liquidation judiciaire directe.

FAQ:

Comment le manager de transition collabore-t-il avec l’administrateur judiciaire ? L’administrateur judiciaire gère la procédure, mais le manager de transition gère l’entreprise. Il devient le bras armé opérationnel qui prépare les prévisions de trésorerie et le plan de continuation, facilitant ainsi le travail des organes de la procédure et rassurant le juge-commissaire.

Quel est l’impact du management de transition sur le climat social en période de crise ? Contrairement aux idées reçues, l’arrivée d’un expert externe pacifie souvent les relations sociales. Sa neutralité et son absence d’historique politique lui permettent de mener un dialogue transparent avec les CSE. Il apporte une méthode claire pour sécuriser l’emploi à long terme via une restructuration pérenne.

Le manager de transition peut-il intervenir avant le dépôt de bilan ? C’est le scénario idéal. En intervenant lors des premières alertes identifiées (tension de BFR, baisse de marge brute), il peut activer des mandats ad hoc ou des procédures de conciliation confidentielles, évitant ainsi la publicité négative d’un redressement judiciaire.

Quelle est la différence entre un cabinet de conseil en retournement et un manager de transition ? Le cabinet de conseil produit des recommandations et des rapports d’audit. Le manager de transition, lui, occupe une fonction de direction (CFO, DG, DRH) et détient le pouvoir de signature. Il met en œuvre les décisions et assume la responsabilité opérationnelle des résultats.

Comment s’assurer de la confidentialité de la mission ? La discrétion est une clause contractuelle stricte. Pour les situations de « retournement haut de bilan », nous intervenons souvent sous un motif officiel de « renforcement de la structure financière » afin de ne pas alerter les concurrents ou les clients avant que le plan de redressement ne soit consolidé.